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Paul WALKER, Kinésithérapeute

A quoi sert la kinésithérapie ?

De façon générale, la kinésithérapie est un traitement des affections osseuses, articulaires et tissulaires (musculaires, ligamentaires, tendineuses, et cutanées). Cette pratique vise donc à traiter la douleur, corriger les troubles posturaux et retrouver la totalité des aptitudes fonctionnelles par le mouvement et les massages. C’est un outil précieux qui s’inscrit en complémentarité des traitements chirurgicaux du cancer du sein.

Dans quel cas ?

La kinésithérapie est prescrite par le médecin généraliste ou le chirurgien, en pré ou en post-opératoire
dans le cas du traitement du cancer du sein.

On peut la retrouver :

  • Avant une reconstruction mammaire.
    La peau, les fascias (l’enveloppe du muscle) et les muscles de la zone pectorale et abdominale ont besoins d’être préparés afin d’optimiser le geste chirurgical. L’assouplissement de la peau et la détente musculaire peuvent diminuer les tensions présentes après l’opération.
  • Après l’ablation du ganglion sentinelle ou après curage axillaire.
    La mobilité du bras et de l’épaule coté opéré peut être altérée par l’intervention. Il est nécessaire de maintenir, voire de récupérer les amplitudes articulaires ainsi que de s’assurer de la bonne souplesse musculaire. Le traitement et la prévention du lymphœdème (œdème du bras d’origine lymphatique) s’avèrent important, surtout dans le cas d’un curage axillaire.
  • Après une reconstruction par le muscle Grand Dorsal.
    Les soins viseront à diminuer le risque d’adhérence dans la zone de prélèvement du muscle Grand Dorsal, les troubles de la posture, la raideur articulaire et les tensions musculaires.
  • Après une reconstruction mammaire avec pose de prothèse.
    Le travail de la cicatrice et l’assouplissement du sein vont permettre de lutter contre la présence d’éventuels œdèmes et/ou hématomes et de favoriser la récupération.
  • Après n’importe quel geste chirurgical.
    Le traitement cicatriciel et la diminution des douleurs post-opératoires sont essentiels dans le confort et la récupération de la patiente.

En quoi consiste les séances ?

Les séances de kinésithérapie visent à améliorer le confort de vie, favoriser une récupération harmonieuse et totale, et préparer la reprise des activités quotidiennes de la patiente, qu’elles soient sportives, professionnelles ou bien familiales.
La séance doit être réalisée par un Masseur Kinésithérapeute Diplômé d’État (MKDE), dure 30 minutes, dans une ambiance calme et reposante et répétée plusieurs fois par semaine.
Le nombre de séances hebdomadaire est définit par le médecin référent, mais le rythme est souvent de 3 à 4 séances par semaine, surtout au début de la prise en charge.

Chaque patiente aura une rééducation qui lui est propre, en fonction du geste chirurgical réalisé, de ses douleurs, ses troubles musculaires ou tissulaires et de ses attentes. Nous pouvons tout de même définir une ligne rééducative en fonction de l’acte réalisé :

  • L’ablation du ganglion sentinelle:
    La prise en charge démarre immédiatement après l’intervention et va s’orienter autour d’une auto-rééducation gestuelle visant à lutter contre la diminution des amplitudes articulaires de l’épaule, l’appréhension du mouvement et la prévention de l’œdème.
  • Le curage axillaire:
    Le kinésithérapeute se penchera sur le maintien de la mobilité de l’épaule et de la cage thoracique grâce à un traitement de thérapie manuelle et luttera contre l’œdème en réalisant des drainages lymphatiques manuels. Comme pour l’ablation du ganglion sentinelle, une auto-rééducation douce sera enseignée à la patiente.
  • La reconstruction mammaire par prothèse:
    Les séances vont tendre à récupérer la souplesse des muscles thoraciques (notamment le muscle Grand Pectoral) par des massages, et à veiller au bon placement de la prothèse. Le traitement cicatriciel et le drainage lymphatique seront des outils utilisés afin de guider au mieux la cicatrisation.
  • La reconstruction du muscle Grand Dorsal:
    La rééducation de ce type de chirurgie va sedérouler sur plusieurs mois (de 3 à 4 mois) et vise à limiter les adhérences du site de prélèvement du muscle Grand Dorsal, ainsi qu’à lutter contre les tensions musculaires et les troubles posturaux du tronc. Le drainage lymphatique manuel est toujours présent afin de favoriser la cicatrisation et de diminuer la sensation d’inconfort.

Est-ce douloureux ? Y a-t-il des effets secondaires ?

Les séances de kinésithérapies sont réalisées sous le seuil de la douleur. Certaines techniques peuvent s’avérer incommodantes, votre rôle est donc d’informer à tout moment votre kinésithérapeute de l’apparition de douleurs que vous pouvez ressentir. Chaque personne a son propre seuil de sensibilité et le respect de ce seuil est primordial afin de  pouvoir réaliser la rééducation confortablement.
Les séances de kinésithérapies n’entraînent généralement pas d’effets secondaires, la prise en charge est présente afin de favoriser la récupération et d’améliorer la vie quotidienne de la patiente. Dans le cas d’apparition d’un œdème lymphatique, le praticien adaptera sa rééducation afin de pouvoir le résorber.

Combien ça coûte ?

Les séances de kinésithérapie sont prises en charge à 100% par la sécurité sociale dans le cadre des affections de longue durée (ALD). La patiente n’a pas à débourser d’argent.

Comment bien préparer son rendez-vous ?

Il vous sera demandé la prescription de soin kinésithérapique, votre carte vitale ou justificatif de prise en charge par les organismes de couverture sociale. Vos derniers examens médicaux et vos comptes rendu opératoires pourront aussi vous être demandé.
Une tenue confortable est conseillée pour la réalisation des séances afin que le soin soit facilité. N’hésitez pas à poser toutes les questions à votre kinésithérapeute, il est là pour y répondre et vous accompagner tout le long de votre récupération.